Friday, 16 May 2008
Markus Varesvuo, Hungarian Puszta 01 - FRENCH
Mes objectifs spécifiques sont le loriot d’Europe et le pic-vert. J’ai déjà pu les apercevoir mais n’ai pas encore pu les prendre en photo. Quelques prises de vue sur le pic, mais il est la plupart du temps en train de prendre un bain de sable derrière l’étang… rien de spectaculaire.
La première heure a été assez remplie, mais il n’y avait pas d’espèces très «excitantes», pas même de traces de mes deux oiseaux. C’était souvent vide et calme. Puis un mâle épervier fit sa première attaque, envoyant une dizaine d’oiseaux paniqués (qui se baignaient) dans tous les sens. Il en attrapa un, un vrai chasseur. Un peu plus tard, je repérai une femelle épervier assise sur une branche non loin. Pas étonnant qu’il n’y avait pas d’action ! Avec deux prédateurs rôdant, les autres n’allaient pas aller boire et se baigner.
Donc j’attends toujours le loriot et le pic, mais j’ai eu de beaux éperviers en compensation.
Il y a avait aussi quelques étourneaux, mésanges, rossignols, merles, pics épeiches, verdiers, pouillots véloces, grives draines, grives musiciennes, grosbecs, tourterelles des bois, huppes fasciées, bruants jaunes, fauvettes à tête noire. J’ai entendu le cri d’un pic noir, il y a deux jours, mais il n’a pas osé se baigner. Pareil pour le coucou.
Maintenant, à 10h du soir, je me vais me diriger vers un affût au milieu des hauts roseaux sur le lac Csaj pour photographier aigrettes, spatules, mouettes, hérons, etc. Les deux heures de sommeil de la nuit dernière commencent à se faire sentir. Ce soir, encore très peu de repos !
Ps: Le battement d’ailes de la tourterelle était synchronisé avec la cadence et la vitesse du déclencheur de mon appareil. Les huit premières photos étaient toutes semblables, avec les ailes magnifiquement déployées, mais cachant sa tête. Puis, la cadence changea, et je réussis à photographier la tête. C’était un coup de chance incroyable de photographier une tourterelle en vol plané au dessus d’un étang.
Monday, 12 May 2008
Interview with Staffan Widstrand - FRENCH
Staffan, tu es le directeur du Wild Wonders of Europe. Comment t’est venue l’idée de faire un tel projet?C’était pendant, le «World Wilderness Congress» en Alaska, quand l’«International League of Conservation Photographers» a été créée, j’étais inspiré par l’idée de travail d’équipe du ILCP, et j’ai réalisé que c’était une combinaison… magique. Un gros travail qui devait être fait, une histoire qui devait être racontée, et une méthode qui devait être utilisée. Donc, avec Niall Benvie, qui était aussi présent, nous avons pensé un plan pour un projet d’une cinquantaine de photographes, avec un relais média important. Nous avons rassemblé des forces avec nos chers collègues Florian Möllers et Peter Cairns. Et nous voilà!
Quel sera ton rôle, tes tâches dans ce projet?
Je vais essayer de diriger le travail et les personnes qui sont en charge des différentes parties du projet, pour que nous donnions la priorité à ce qui est nécessaire et réalisions ce qui est promis. Mais les personnes impliquées se sont toutes autopropulsées, et savent très bien quoi et comment faire, tous sont de grands professionnels, donc ce n’est pas très difficile. Je suis aussi impliqué dans la recherche de fonds de la part d’organisations, de fondations ou d’entreprises. Nous avons encore besoin de financer des parties du projet, donc toutes les suggestions de partenaires intéressantes sont les bienvenues. Quand sera venue l’heure de photographier, j’aurai en charge des reportages sur l’aigle de mer et l’aigle royal en Norvège, les loups et les ours en Finlande et les vautours en Espagne.
Un gros projet comme le WWoE requiert un nombre important de supports (techniques, financiers…). Comment arrives-tu à «attirer» des partenaires? Quels sont les principaux risques?
Nous n’avons pas eu de grandes difficultés à attirer les partenaires. C’est un projet de grande qualité avec un large support média, et beaucoup veulent en être. Nous toucherons beaucoup de personnes, et c’est aussi très intéressant. La principale raison qui fait qu’un tel projet n’avait jamais vu le jour, c’est bien sûr son coût très élevé. Nous avons un coût total de 3 millions d’euros. Aucun magazine ou ONG ne pouvait supporter ce coût.
Aucun gouvernement ne voulait payer cela. Mais en rassemblant des forces et beaucoup de partenaires différents, c’est plus simple, et beaucoup de particuliers veulent être impliqués. Nous avons une liste de volontaires… rejoignez-nous!
Le risque principal étant bien sûr de ne pas avoir assez de budget pour démarrer le projet.
Au-delà de ce projet, il y a une question écologique importante : les photographes vont beaucoup voyager, dans plus de 40 pays… Quid de l’impact écologique? N’est-ce pas un gros risque pour la santé de notre biodiversité?
Oui, c’est un souci, bien évidemment. Mais nous ne croyons pas que les gens doivent complètement arrêter de voyager. Au contraire, pour être capable de sauver la biodiversité sur le terrain dans beaucoup, beaucoup d’endroits, il est nécessaire d’avoir bien plus de «touristes nature», appréciant et payant pour cette expérience. C’est un moyen fantastique d’apporter enfin un plus économique à cette nature préservée. Et pour cela, les gens doivent voyager.
Mais il n’est pas nécessaire de prendre l’avion pour n’importe quelle destination, ou de conduire les plus gros 4X4. On peut voir que ce que nous faisons est un moyen de montrer aux Européens qu’il y a de nombreux endroits fantastiques tout prêt de chez eux. Peut-être qu’il n’est pas nécessaire d’aller en Alaska pour voir les ours, vous pouvez aller en Finlande ou en Suède. Ce n’est pas nécessaire d’aller en Afrique pour voir les vautours et les guêpiers, vous pouvez aller en Espagne et dans le sud de la France. Arrêter de voyager n’est pas vraiment à l’ordre du jour.
Je pense qu’on devrait arrêter les voyages inutiles et dépensiers, c’est un bon point de départ. Montrer les Merveilles Sauvages d’Europe, aux Européens et au monde, est une bonne excuse pour voyager un peu. Mais c’est une question difficile…
Quelle est, personnellement, ta Merveille Sauvage d’Europe? Et pourquoi?
Il y en a tellement. J’apprécie particulièrement la Laponie suédoise et j’aime aussi les côtes norvégiennes et les forêts finlandaises. Pourquoi? Car là-bas, j’ai une forte impression que ces endroits sont mes racines, mon héritage naturel, une part de moi. Après ça, j’aime les montagnes du Caucase, les plus grandes d’Europe, j’aime l’Espagne du Sud, et les Pyrénées, et la Transsylvanië, etc.
Un dernier mot que tu souhaiterais ajouter?
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Cela concerne VOTRE héritage naturel et son futur!
Interview: Sébastien Beghelli
We thank Naturapics.com for the translation into French
Interview with Staffan Widstrand
Staffan, you are the managing director of this fabulous project. How did you get the idea to make such a project?It was during the World Wilderness Congress in Alaska, when the ILCP was created, I was inspired by the teamwork idea from the ILCP, and I realized that this was a magic combination. A big job that needed to be done, a story that needed to be told, and a method that could be used. So I and Niall Benvie, who was also there, started to plan for a 50-photographer project with a massive media output. We joined forces with dear colleagues Florian Möllers and Peter Cairns, also ILCP members. And here we are!
What will be your role, your tasks in this project?
I will be trying to lead the work and the people involved who take care of all the different parts of the project, so that we prioritize right and deliver everything that we are promising. But everyone involved is very self-propelled and they pretty much already know how and what to do, all are great professionals, so it is not too difficult. I am also very involved in finding the funds for it all, from organisations, foundations, authorities and companies. We are still needing to finance some parts of the project and all suggestions of good partners are welcome. When it comes to photography, I will be doing sea eagles and golden eagles in Norway, Wolves and bears in Finland and vultures in Spain.
We have had relatively easy to attract partners. It is a top-quality project with wide media support, and many want to be involved. We will reach a lot of people and that is attractive too. The main reason why nobody has done such a project is of course beacuse it is so expensive. We have a 3 million Euro cost budget. No magazine or NGO could carry that cost.
No national government would like to pay it. But by joining forces and many different partners it is easier, and also more people become involved. We have a list of volunteers to – please join in!...
The main risk when you start is of course to not find money enough.
Beyond this project, there is an global ecological question : photographers will travel a lot, in more than 40 countries... Can it match with the ecologic impact? Isn't it a big risk for the health of the biodiversity?
Yes, that is a concern of course. But we dont believe that people need to completely stop travelling. On the contrary, to be able to save biodiversity on the ground in many, many places, there need to be far more nature tourists coming there to enjoy it and to pay a fair price for that experience. That is a fantastic way for undestroyed nature to get an economic value it didnt have before. For that to happen, people need to travel. But we dont have to fly everywhere, or drive the biggest 4-wheeldrive cars. One can see what we are doing as a way for us to show the Europeans that there are plenty of fantastic places close to home, that are a good idea to check out. Maybe you dont have to travel to Alaska to see bears – you can go to Finland and Sweden. You dont have to go to Africa for vultures and beeaters, you can go to southern France and Spain. Stopping all travel is not on anyones real agenda. I guess we should try to stop unnecessary travel and wasteful travel, that is a good start. Travelling to show the Wild Wonders of Europe to the Europeans and the world is probably a reasonably OK cause for which to travel a bit. But it is a difficult question.
A question we are going to ask every photographers... What is, personally, YOUR Wild Wonder? And why?
There are so many. I love Swedish Lapland and I also love the Norwegian coast and the Finnish forests. Why? Because there I feel very strongly that these areas are my roots, my natural heritage, a part of me. After that I also love the Caucasus mountains, highest in Europe, I love Southern Spain, and the Pyrenees, and Transsylvania, and...
A last sentence you would like to add?
Follow us regularly on the web, there will be new material a couple of times per week, spread the word around, link to us, tell your friends, and take part in the interactive parts that are soon to be launched: Competitions, voting, comments etc. Check our blogs and connect us with other bloggers.
It is about YOUR Natural Heritage and its future!
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Interview by Sébastien Beghelli, Naturapics.com
Friday, 9 May 2008
La joie du tout sauvage
Ou les enfants crient : Papa, il y a un écureuil dans l’arbre !
Ou vous voyez le bois rempli de fleurs d'anémone blanches quand vous le traversez, un jour de printemps.
Ou un merle chante du haut de votre toit, pendant que vous faites un barbecue.
Ce sont les « choses sauvages ». Elles ne nous appartiennent pas. On ne peut pas les contrôler.
Elle grandissent et vont où elles le souhaitent, et elles s’en vont si on ne les traitent pas bien.
On appelle ça la vie sauvage.
Et la vie sauvage est quelque chose de très important pour nous.
Plus important que la plupart ne le pense.
Que se passe t-il quand on rencontre la vie sauvage ?
D’abord, une vive joie.
Un sourire, un sentiment agréable.
Voir le faon du chevreuil peut vous faire la journée.
L’observation du passage d’un aigle est une chose à raconter, chez vous ou au travail.
Presque tout le monde devient heureux en rencontrant, observant ou écoutant un être sauvage.
Ne me dites pas qu’il n’y a pas une ébullition d’émotions dans ces moments là…
Je crois que cela est dans les gènes, et dans notre héritage.
Ces êtres sauvages donnent des explications sur qui vous êtes.
Sur votre place dans le monde confus de la vie moderne de tous les jours.
Sur vos connections avec les terres, les régions, les pays, les continents…
Et les êtres sauvages ajoutent aussi d’autres dimensions.
Ils amènent l’espoir.
Il y a encore des êtres ici, libres et sauvages, qu’on ne peut totalement contrôler.
Cela ne fait partie d’aucun plan de Ville, d’aucune décision politique ou d’entreprise.
Aucun n'est dans une clôture, n’a d’aile coupée, n’est planté ou enchaîné.
Ils ne font que ce qu’ils désirent faire.
Ils sont spontanés, libres, et décident de tout eux-mêmes.
Ils sont simplement sauvages, et nous aimons et admirons cela.
Ils représentent de l’espoir pour nous.
L’espoir qu’il y ait encore des endroits où des anciens processus sont toujours vivants et continuent leurs cycles.
Là où l’homme n’a pas encore une prise sur chaque détail de la Nature.
Là où notre héritage naturel est en réalité toujours bien vivant.
Une célébration des endroits et des êtres sauvages.
Des petits comme des gros, des proches comme des lointains.
La vie sauvage et les terres sauvages.
Une célébration de notre héritage naturel d’Europe.
Quelque chose qui a existé bien avant nous
Quelque chose qui existe encore, tout autour de nous.
Quelque chose qui, on l’espère, continuera à exister, longtemps après notre disparition et celle de nos arrières arrières arrières petits-enfants.
À condition que nous essayions d'en prendre mieux soin, de l'aimer, de nous y reconnecter, de nous amuser avec, d’être calmés et renforcés grâce à elle et de se battre pour elle.
Le Bonheur des êtres Sauvages.
C'est puissant, c’est guérissant, c'est nécessaire et c'est merveilleux.
C’est le Wild Wonders of Europe.
Nous invitons chacun de vous à nous suivre dans ce voyage
Thursday, 8 May 2008
The Joy of all things Wild
A roe deer runs over the street in front of you.
Or the kids cry: Daddy, there is a squirrel in the tree!
Or you see the wood full of white anemone flowers when you bike through, a spring day.
Or a blackbird sings its song from a roof top, when you are barbecuing.
Those are all things Wild. We don’t own them. We can’t control them. They go or grow where ever they like to, and they go away if we don’t treat them well.
We call it wild life.
And wildlife is something very important to us.
More important than most would think.
The result when we meet wild life?
Basic, primaeval happiness.
A smile, a nice feeling.
Seeing the roe deer fawn can make your day.
Seeing the eagle pass over is something to tell, at home and at work.
Almost every person becomes happier when meeting, seeing or hearing things wild.
The hedge hog on your lawn.
Don't tell me there are not emotions bubbling up there...
Why do virtually all of us become happier from meeting things wild.
From meeting wild life?
I believe it is about genes. And it is about heritage.
Those things wild say something about who you are.
About your place in the confusing reality of everyday modern life.
About your connections to the land, area, region, country, continent...
And things wild add another dimension too.
They add hope.
There are still things out there, free and wild, that we can’t control completely.
That are not part of any City plan or a corporate or political decision.
That are not fenced in, wing-clipped, planted or chained.
That do just what they want to.
That are spontaneous, free, and decide themselves about everything in their lives.
They are simply wild, and we love it and admire it.
And the same goes for areas that are wild.
They represent hope to us.
A hope that there are still places where age-old processes are alive and allowed to continue doing their own thing.
Where man hasn’t yet mastered every detail and engineered everything.
Where our natural heritage is actually still alive and kicking.
That is what Wild Wonders of Europe is to me.
A celebration of both things and areas Wild.
Both big and small, both near us, and far away.
Wild life and Wild lands.
A celebration of our European Natural Heritage.
Something that has existed far before us.
Something that does exist still, all around us.
Something that hopefully will continue to exist here, long after we are gone and our grand-grand-grand children too.
Provided that we try to take better care of it, enjoy it, reconnect with it, have fun in it, are soothed by it, strengthened by it and fight for it.
The Happiness of things Wild.
It is powerful, it is healing, it is necessary and it is wonderful.
It is the Wild Wonders of Europe.
We invite you all to follow us on this journey.
Staffan Widstrand